En résumé
- 🎬 Lucy
- 📺 TF1 à 21h10
- 🌌 Un film de science-fiction nerveux et philosophique réalisé par Luc Besson, où Scarlett Johansson incarne une jeune femme transformée en surhumaine après l’absorption d’une drogue expérimentale, mêlant action, réflexions existentielles et spectacle visuel.
Scarlett Johansson, Luc Besson, Morgan Freeman et le phénomène de science-fiction « Lucy » s’invitent ce soir sur TF1 pour une soirée à haute intensité. Film français le plus vu à l’international, succès planétaire à plus de 459 millions de dollars, œuvre culte de 2014… « Lucy » reste un jalon dans la carrière de Besson et un rôle pivot pour Johansson. Et ce samedi 1er février 2026, c’est clairement le programme incontournable de la soirée télé.
Pourquoi « Lucy » de Luc Besson sur TF1 est le choix le plus excitant de la soirée
Dès ses premières minutes, « Lucy » impose un ton nerveux, presque organique. Luc Besson propulse son héroïne au cœur de Taipei, dans un engrenage mafieux d’une brutalité sèche. Scarlett Johansson incarne Lucy Miller, étudiante lambda transformée malgré elle en mule pour transporter une drogue expérimentale, le fameux CPH4. L’accident qui libère la substance dans son organisme sert de déclencheur à l’une des transformations les plus radicales du cinéma d’action contemporain.
Ce qui fascine encore aujourd’hui, c’est la manière dont Besson mélange série B survitaminée et ambition quasi philosophique. La pseudoscience du « 10 % du cerveau » – scientifiquement fausse mais narrativement irrésistible – devient un prétexte à une montée en puissance splendide, où Lucy manipule la matière, les souvenirs, le temps lui-même. Scarlett Johansson livre un jeu chirurgical au fur et à mesure que son personnage se dépouille de ses affects humains.
Face à elle, Morgan Freeman en professeur Samuel Norman joue la caution scientifique, cette voix grave et posée qui théorise l’évolution humaine pendant que Lucy la dépasse à vitesse grand V. Et Choi Min-sik, inoubliable depuis « Old Boy », incarne un antagoniste sec et terrifiant, qui renforce l’atmosphère nerveuse du film.
Un film culte « Lucy », entre ambition pop et réflexions existentielles
Si « Lucy » a divisé la critique à sa sortie, c’est justement parce qu’il ose. Ose mélanger la métaphysique à la fusillade, la philosophie à la course poursuite. Ose aller jusqu’au bout de son idée, quitte à dérouter. Les séquences de montée en pouvoir flirtent avec l’abstraction, convoquant un imaginaire cosmique, presque new age, qui évoque autant « 2001, l’Odyssée de l’espace » que les mangas cyberpunk.
Scarlett Johansson a d’ailleurs raconté avoir eu besoin d’un tableau en coulisses, conçu par Besson, répertoriant les capacités de Lucy selon chaque « palier » de progression. Un outil indispensable pour garder une cohérence dans une performance où elle perd progressivement ses émotions tout en gagnant une omniscience presque divine. Les fans de SF apprécient toujours cet aspect quasi expérimental du personnage, qui préfigurera son travail dans « Ghost in the Shell » quelques années plus tard.
La réussite du film tient aussi à sa capacité à créer du spectacle sans renoncer à un regard de réalisateur. L’esthétique de Luc Besson fusionne ses obsessions habituelles : héroïnes puissantes façon « Nikita », délires visuels hérités du « Cinquième Élément », action nerveuse façon « Taken ». Mais ici, il franchit un cap, offrant une œuvre qui se relit presque comme une parabole sur le pouvoir et la connaissance.
En France comme à l’international, le public a adhéré massivement. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, et l’énergie du film n’a pas pris une ride. Sur TF1, en prime, il garde ce parfum d’événement.
Ce qui rend « Lucy » aussi mémorable
- Un casting international magnétique — Johansson impériale, Freeman impeccable, Choi Min-sik glaçant.
- Un mélange rare entre action nerveuse, questionnements existentiels et audace visuelle.
- Une montée en tension continue, qui propulse le film vers un final presque mystique.
Sans oublier un tournage marqué par des anecdotes savoureuses : la cascade ratée à Taipei où Johansson a fini traînée par un taxi avant qu’une doublure ne la remplace sur les scènes dangereuses, les hésitations autour du casting initial (Angelina Jolie aurait pu jouer Lucy !), ou encore la rumeur persistante d’une suite que Besson a fini par balayer d’un revers de main.
Qu’on adhère ou non à ses choix narratifs, « Lucy » marque durablement. Sa réflexion sur l’évolution humaine, même fondée sur un mythe scientifique, résonne encore dans une époque obsédée par l’intelligence artificielle et le potentiel caché du cerveau. Et la dernière séquence, où Lucy transcende littéralement la matière, fait partie de ces moments de cinéma qui continuent d’alimenter des débats passionnés sur forums et réseaux sociaux.
Ce soir, TF1 propose donc l’un des films français les plus impactants de la dernière décennie. Une expérience sensorielle, pop, philosophique et totalement singulière. Le genre de programme qui rend le samedi soir beaucoup plus excitant que prévu.
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